Les autorités dominicaines ont ouvert une enquête interne visant deux agents de la Direction générale des migrations (DGM) à la suite d’un incident impliquant un ressortissant haïtien en situation migratoire irrégulière. Les faits, survenus dans la province de San Juan, ont suscité une vive réaction après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux.
Selon les informations communiquées par la DGM, les deux patrouilleurs ont transporté le citoyen haïtien de manière inhabituelle, en le maintenant allongé entre eux sur une motocyclette afin de le conduire vers un centre de rétention.
Les images de cette intervention ont rapidement circulé en ligne, provoquant de nombreuses critiques et soulevant des interrogations sur le respect des droits fondamentaux ainsi que sur les méthodes employées par les agents chargés du contrôle migratoire.
La Direction générale des migrations a reconnu que cette façon d’agir ne respecte pas les procédures officielles en vigueur. L'institution a qualifié cette intervention d'inappropriée et a annoncé l'ouverture immédiate d'une investigation administrative.
D'après les premiers éléments recueillis, les agents étaient intervenus après avoir été sollicités par les responsables d'un commerce local, où le ressortissant haïtien était soupçonné d'avoir commis un vol.
Toujours selon les autorités, l'homme aurait opposé une forte résistance au moment de son interpellation, compliquant le travail des agents présents sur les lieux.
Face à cette situation, les deux fonctionnaires ont décidé de le transporter sur leur moto en le maintenant fermement entre eux afin d'éviter, selon leur version, qu'il ne s'échappe ou ne provoque un accident.
Ils ont expliqué que le suspect effectuait des mouvements brusques pendant le trajet, ce qui représentait un risque pour leur sécurité ainsi que pour celle des autres usagers de la route.
Malgré ces explications, la DGM rappelle que ses protocoles exigent qu'en cas de résistance importante d'une personne arrêtée, les agents doivent demander l'appui d'autres unités plutôt que de recourir à une méthode susceptible de mettre des vies en danger.
Les deux agents concernés ont été convoqués par les responsables de la Direction du renseignement migratoire afin de fournir leur version des faits et de répondre aux questions des enquêteurs.
L'enquête devra déterminer si des fautes professionnelles ont été commises et si des sanctions disciplinaires seront prises à leur encontre.
Cette affaire relance le débat sur les pratiques d'interpellation et de transport des migrants en République dominicaine, dans un contexte où les opérations de contrôle migratoire font régulièrement l'objet de critiques de la part d'organisations de défense des droits humains.
Les conclusions de l'enquête sont attendues afin de faire toute la lumière sur cet incident et de déterminer les responsabilités des personnes impliquées.

.jpg)
























